Parole d’accompagnatrice technique : Joye Bertin-Vignaud, technicienne en Environnement au sein de  l’Union Agricole Segonzac  Chérac

Questions à Joye Bertin-Vignaud, technicienne en Environnement au sein de l’Union Agricole Segonzac Chérac, accompagnatrice technique habilitée par le BNIC pour la Certification Environnementale Cognac & HVE.  

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots  ?  

Jsuis technicienne en environnement au sein de l’Union Agricole Segonzac Chérac. J’ai commencé en tant que stagiaire, mon directeur m’a proposé de gérer le projet de création d’une aire de lavage et retraitement phyto en collectif. Le projet a mis plusieurs années à voir le jour, mais on y est parvenu. Il a fallu faire les diagnostics  d’exploitations, aller au contact de nos viticulteurs et j’ai pris énormément de plaisir à être à leurs côtés, à les conseiller et les accompagner. Aujourd’hui je m’occupe de tout ce qui touche à  l’environnement, et tout ce qui va pouvoir aider nos adhérents dans toutes les démarches qu’ils entreprennent. 

Comment accompagnez-vous les viticulteurs souhaitant s’engager dans des pratiques écologiques  ? 

On parle beaucoup de la certification autour de nous. On constate qu’il y a une réelle prise de conscience de la jeune génération, ils sont impliqués, conscients, ils ont la volonté de changer les choses. Notre ambition est d’embarquer tout le monde. On organise des actions « bout de champs»sur des thématiques spécifiques, on invite des spécialistes et on pousse chacun à s’exprimer et à échanger. Tous nos adhérents sont invités mais nous ne sommes pas là pour les brusquer, ni leur mettre la pression. On accompagne chacun à son rythme. Ce qu’on veut avant tout, c’est voir qu’ils ont envie de passer le cap, qu’ils en soient fiers et qu’ils valorisent leurs efforts. Ça prendra le temps que ça prendra, mais on accompagnera chacun, à son rythme et jusqu’au bout.  

D’abord, je les contacte pour bien comprendre où ils en sont, ce dont ils ont besoin. Puis je vais à leur rencontre pour faire le tour de l’exploitation et vérifier l’aménagement. Si tout est raccord avec la double certification, on passe ensuite à la partie administrative. Et là  j’accompagne de A à Z. On commence par l’autodiagnostic, puis les classeurs. Pendant les audits internes, je suis présente et je les épaule si besoin. Par exemple, s’il faut fournir des documents je suis là pour le lien. En général ils se débrouillent très bien mais je suis là pour les rassurer, les valoriser.   

Un conseil pour ceux qui passent les audits internes ce mois-ci  ?  

Ce que je dis souvent à mes viticulteurs:  «entre possible et impossible, deux lettres et un état d’esprit». Il ne faut pas se mettre la pression, il y a les rattrapages au mois de novembre, pas de panique.  Aujourd’hui vraiment ils ont toutes les cartes en mains pour y arriver et nous seront là  à chaque étape pour les accompagner.