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À ce jour le vignoble présente des situations très contrastées en termes d'état général et de potentiel de rendement. Les vendanges pourraient commencer avec un léger retard sur la date moyenne.
Etat du vignoble au 8 août 2016
08/08/2016

Un nombre de grappes dans la moyenne Le comptage de grappes du printemps sur le réseau de parcelles maturation révélait un nombre moyen de grappes par hectare à peine inférieur à celui de 2015, lui-même très proche de la moyenne décennale.
Une floraison mitigée Les conditions météorologiques furent mauvaises en début de floraison, puis très bonnes à la fin. Les mesures polliniques sont plutôt élevées. Cependant, on constate des phénomènes de coulure et surtout de millerandage, sévères dans certaines situations. Il est difficile d’en préciser la cause exacte, sans doute une interaction entre le climat et l’état des vignes, en particulier pour les vignes porteuses de court-noué. La chlorose, apparue soudainement en juin, accentue ces défauts de nouaison.

Des accidents climatiques sévères, suffisamment significatifs pour jouer sur le rendement moyen du vignoble Les gelées de fin avril-début mai (5% du vignoble sévèrement touchés) puis les épisodes de grêle du 27 mai (3000 ha fortement touchés) et du 22 juillet (500 ha fortement touchés) finissent par affecter le potentiel moyen de production, et introduisent une hétérogénéité entre situations encore plus importante que d’habitude. Les grappes ressorties après ces accidents climatiques sont en général peu nombreuses et ne compenseront pas les pertes. La maturation de ces parcelles sera d’autant plus rapide que le potentiel de rendement est faible. Les conseils de protection soignée pour maintenir un feuillage en bon état sont toujours d’actualité. ( Voir les notes suite aux accidents successifs).

Un vignoble en bon état à l’approche de la véraison En dehors des situations touchées par ces accidents, le vignoble est en bon état. Malgré une période difficile à la mi-juin le mildiou est bien maîtrisé. La sécheresse ne concerne pour l’instant que les jeunes vignes. Cependant, les symptômes d’esca semblent sortir avec force.

Un potentiel de rendement hétérogène Difficile de quantifier un potentiel de rendement moyen tant les situations sont contrastées entre les vignes les moins chargées (grêlées, gelées, diminuées par les maladies du bois, millerandées…) et les plus chargées (jeunes parcelles bien tenues qui d’après certains observateurs présentent un potentiel de rendement encore supérieur à celui de 2015). L’un dans l’autre le potentiel de rendement du vignoble semble à ce jour égal à un peu inférieur à la moyenne décennale.

Un léger retard, pour des vendanges fin septembre-début octobre La floraison s’est terminée avec un net retard, sans doute en partie compensé par les conditions estivales clémentes. Les vendanges pourraient commencer à une date moyenne à légèrement tardive, soit fin septembre-début octobre. La véraison va commencer dans quelques jours, et déterminera les premiers prélèvements maturation, qui préciseront le potentiel de rendement et la date prévisible des vendanges : le premier communiqué devrait être publié vers la fin août.




Contact, renseignements
Vincent DUMOT
BNIC
+33 (0)5 45 35 61 21
vdumot@bnic.fr


 

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