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Très impliqués dans la démarche de sécurisation du cadre Cognac visant à disposer des mêmes outils de gestion du potentiel de production que les vignobles AOP ou IGP, Elisabeth Morin-Chartier et Michel Dantin répondent à quelques questions.
5 questions à Elisabeth Morin-Chartier et à Michel Dantin, députés européens
08/12/2017

©BNIC - de gauche à droite : Elisabeth Morin-Chartier, Patrick Raguenaud, Catherine Le Page, Michel Dantin et  Clément Vernet au BNIC le 7 décembre 2017.
©BNIC - de gauche à droite : Elisabeth Morin-Chartier, Patrick Raguenaud, Catherine Le Page, Michel Dantin et Clément Vernet au BNIC le 7 décembre 2017.
Elisabeth Morin-Chartier est députée européenne de notre circonscription. Elle constitue un relais très précieux auprès du Parlement européen.

Michel Dantin, également député européen, est spécialiste des questions agricoles et viticoles. Il a beaucoup œuvré pour le maintien d’un mécanisme de régulation des plantations dans le cadre de la dernière OCM*.

    Elisabeth Morin-Chartier et Michel Dantin ont pris part à l'Assemblée Générale des délégués de l'ODG** Cognac le 7 décembre dans les locaux du BNIC à Cognac.

*OCM : Organisation Commune des Marchés agricoles
**ODG : Organisme de Défense et de Gestion

Elisabeth Morin-Chartier, quels sont vos liens avec la filière Cognac ?

Ma relation avec la filière du cognac est liée avec mon travail au Parlement européen dans la Commission Emploi et Affaires sociales : il s’agit de défendre une filière qui recrute et qui forme.  Les ouvriers sont polyvalents, les métiers sont divers, la mobilité et le commerce se font à l’international. On peut se féliciter d’avoir un tel secteur qui fonctionne en France et en Europe. Je suis ravie que nous puissions également défendre ce savoir-faire au Parlement européen, en protégeant les emplois et la production. Dans le cadre de la législation européenne. Je tiens à rappeler que le BNIC est une filière d’excellence, connue et reconnue de tous au Parlement européen, un modèle d’organisation interprofessionnelle. Enfin, le Cognac c’est aussi l’image d’un lien fort entre ma région le Poitou-Charentes et l’Europe : Jean Monnet, père fondateur de l’Europe, est né à Cognac en 1888. C’est son esprit européen qui est ma référence constante.
 
Michel Dantin, comment est perçue la filière Cognac au niveau des Institutions européennes ?

Positivement ! La filière Cognac a un lien, faut-il le rappeler, organique avec la construction européenne, puisque l'un des pères fondateurs de l'Union, Jean Monnet, était négociant de Cognac. Cela laisse des traces ! Plus sérieusement, la filière Cognac est perçue à la fois comme un de nos fleurons européens à l'international dans le domaine des spiritueux tout en étant liée à un territoire, une tradition et une histoire. Votre filière est un modèle d'intégration et d'organisation, le BNIC en est clairement l'exemple.

Michel Dantin, vous avez beaucoup œuvré sur le dossier omnibus, pouvez-vous nous en dire plus ?

Le règlement Omnibus, exercice de simplification financière de la législation européenne, n'avait pas vocation à devenir sous la pression du Parlement européen un véritable bilan de santé de la Politique Agricole Commune. Du fait des incertitudes liées au Brexit, la difficile négociation budgétaire à venir et l'expérience de deux années de crises généralisées en Europe, j'ai été très tôt convaincu qu'il n'y aurait pas de réelle réforme d'envergure avant 2020. Aussi avons-nous, avec deux collègues Paolo De Castro et Albert Dess, décidé de porter le débat sur trois sujets principaux : (1) simplification de certains aspects des paiements directs, notamment le verdissement, (2) amélioration des outils de gestion des risques, dont le renforcement du soutien aux assurances et la création d'un instrument de stabilisation des revenus par secteur, (3) le renforcement et la clarification des règles de contractualisation, d'organisation des producteurs et de ses liens avec le droit de la concurrence.

J'ai eu la charge durant la négociation avec le Conseil et la Commission des deux derniers points. À cela se sont ajoutées des mesures sectorielles (Vin, Fruits et légumes, lait), j'ai donc porté avec Elisabeth Morin-Chartier le fameux amendement "Cognac" qui permettra dès le 1er janvier 2018 l'extension du régime des autorisations de plantations aux eaux-de-vie sous Indication géographique qui se fonde sur un vin qui ne bénéficie pas d'une appellation.

Michel Dantin, quelles sont selon vous les clés de ce succès ?

Les clés de ce succès sont avant tout la mobilisation du secteur et le travail de missionnaire de vos organisations professionnelles auprès des élus français au Parlement européen, l'intergroupe Vin, la Commission européenne et enfin le gouvernement français. La demande étant légitime, elle a pu être adoptée sans blocage insurmontable face à un Conseil suiveur et une Commission assez compréhensive. En outre, l'ingéniosité des acteurs a joué un rôle, en effet nous avons pu habilement oeuvrer sur deux tableaux (règlement Omnibus et règlement sur les spiritueux) qui se sont finalement auto-renforcés.
 
Elisabeth Morin-Chartier, racontez-nous un moment Cognac...

J’ai tellement de beaux moments Cognac de la découverte du Cognac apéro-abricots secs aux cocktails ! Mais un de mes plus beaux souvenirs avec le Cognac c’est lorsqu’au printemps 2012 nous avons pu organiser au Parlement européen de Bruxelles le Comité Permanent du BNIC, puis faire déguster à l’ensemble du Parlement une sélection de cocktails. Cette initiative bien orchestrée a été essentielle, à la fois pour les membres du Bureau du BNIC qui ont pu rencontrer les députées européens des autres états-membres mais aussi pour mes collègues européens, ce fut un immense moment de découverte d’un savoir-faire exceptionnel. « Cognac » est un mot qui est devenu un vrai sésame d’attention à une filière créatrice d’emplois !


Contact, renseignements
Nina COUTURIER
BNIC
+33 (0)5 45 35 60 71
ncouturier@bnic.fr

 

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