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Congrès des oenologues à Cognac les 8, 9 et 10 juin. Le BNIC et la Station Viticole ont largement soutenu cette initiative. 3 questions à Claudie Roulland, oenologue cognaçaise, salariée de la Station Viticole du BNIC et membre du Comité d'organisation.
Retour sur le congrès des oenologues à Cognac : 3 questions à Claudie Roulland
12/07/2017

Claudie Roulland     ©BNIC
Claudie Roulland ©BNIC
Claudie Roulland est ingénieur d'études à la Station Viticole du BNIC et responsable du laboratoire de microbiologie. Elle a activement participé à l'organisation du 57e congrès des oenologues à Cognac qui a réuni 300 participants.


Claudie, expliquez-nous en quoi a consisté ce congrès des oenologues ?

Le congrès des oenologues a lieu tous les ans dans une région viticole différente. Cette année ce rendez-vous incontournable de la profession s'est organisé à Cognac. C'était une première !

Organisé à l'initiative de l'Union des Oenologues de France, le congrès est traditionnellement porté par les oenologues de la région d'accueil sur la partie opérationnelle. Cette édition a donc été largement mise en place par des bénévoles.

Le congrès dure 3 jours et comporte 3 temps forts :
  • Une journée de formation sur un thème scientifique et technique choisi par les oenologues régionaux. Le thème retenu cette année était les arômes "Ode à vie d'arômes" : un thème générique qui se décline par définition pour toutes les productions oenologiques.
  • L'organisation des vinalies (concours national de dégustation avec vins primés "Palmes des vinalies" à la clé).
  • L'Assemblée générale de l'Union des Oenologues de France

300 oenologues se sont retrouvés à Cognac pour partager leurs journées de travail, mais aussi leurs soirées ( et parfois une partie de la nuit !) grâce au concours des partenaires régionaux - dont le BNIC- qui ont ouvert leurs portes et assurer de très belles réceptions.

3 jours intenses de travail, d'échanges, de découvertes et de convivialité !


Claudie, qu'est-ce que les oenologues ont retenu du Cognac ?

Ils ont, je pense, été frappés par le niveau de technicité qui caractérise la production de cognac, depuis la vigne et jusqu'au produit fini.

Plusieurs ont été étonnés aussi par les connaissances que nous avons dans la région de la composition des cognacs, mises en exergue d'ailleurs par Luc Lurton, directeur de la Station Viticole du BNIC au cours de sa conférence.

Beaucoup de congressistes ont été plus particulièrement attirés par le process de la distillation et la beauté de l'alambic charentais. Forts de leur expertise sensorielle, ils ont beaucoup apprécié la découverte des arômes des eaux-de-vie nouvelles, et ont été trés intéressés par le fractionnement des arômes qui s'opère au cours de la distillation.

Ils ont tout au long du congrès pu découvrir la richesse extraordinaire des arômes du cognac. Ils ont également été conquis par les différents modes de consommation.
Entre les eaux-de-vie nouvelles, les cocktails, les cognacs, les accords mets cognac, que d'expériences sensorielles nouvelles !


Claudie, quels moments vous ont-ils le plus marquée ?

A titre personnel, je retiens l'élan et la joyeuse synergie que le congrès a naturellement généré à l'échelle régionale... réunissant et créant un lien sensible entre des partenaires qui habituellement se croisent dans un contexte professionnel plus convenu. On sentait vraiment que tous avaient à coeur de faire plaisir et de donner à voir le meilleur de notre région.

L'ambiance dynamique et détendue du congrès, le sentiment d'avoir participé à une belle fête. Le plaisir perceptible des congressistes, la qualité des intervenants qui ont assuré des conférences scientifiques pointues et vivantes, sortant parfois du champ habituel des connaissances des oenologues (le fonctionnement du cerveau humain vis-à-vis des perceptions sensorielles liées à la dégustation a transporté l'auditoire, qui en redemandait quitte à louper le repas, ce qui n'est pas banal dans un congrès).

L'ambiance quelque peu dissipée de la salle Bernard Guionnet du BNIC, résonnant au son des klaxons à l'occasion d'un quiz aromatique sur les eaux-de-vie nouvelles plutôt ludique !

L'originalité et la créativité de l'atelier « Sens dessus dessous » mis en place par l'Institut Français de la Vigne (IFV) et la SICAREX du Beaujolais.


 

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