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Une grande partie du vignoble a été touchée par cet épisode de gel, à l’exception d’une fine bande côtière et des îles. Les dégâts les plus importants sont situés dans les parcelles des bas-fonds et dans les plaines où les dégâts atteignent fréquemment 100% des bourgeons. Dans les coteaux, des dégâts de gel de 20 à 30% ont été observés. Tous les modes de conduite, dont les cordons hauts, et les parcelles non attachées ont pu subir des dégâts de gel.
Note technique sur l'épisode de gel du 27 avril 2017
02/05/2017

La zone viticole a été fortement impactée par la gelée du 27 avril
Des températures négatives ont été relevées dans de nombreux secteurs par les stations météo du réseau DEMETER. La température minimale relevée dans la nuit de mercredi à jeudi était de -3°C (-6°C signalé à Châteauneuf). Les dégâts très importants sont fortement liés à hygrométrie élevée conférée par les pluies de la veille, qui ont été suivies d’une nuit claire. On parle de gelées blanches : refroidissement des organes végétaux et du sol par rayonnement.



Des impacts importants sur le vignoble
  • Vignes en production
    Rappel : La vigne est sensible dès l'apparition des jeunes feuilles qui sont riches en eau. En situation de forte humidité, les jeunes pousses peuvent geler à partir de -2 à -3°C alors qu'en situation plus sèche (hygrométrie <60%), elles peuvent résister à -4 voire -5°C.

Les dégâts provoqués par ces gelées de printemps n’ont pas eu d’impact sur la pérennité des souches mais limiteront la production annuelle sur les secteurs touchés.
Dégâts sur jeunes pousses : Dans les zones les plus touchées, les pousses brunissent totalement. Dans les zones partiellement touchés, selon les situations, les apex et les inflorescences sont plus ou moins touchées. Les dégâts seront plus visibles dans les jours à venir.
  • Plantations
Les jeunes plantations sont fortement impactées car les plants sont situés au ras du sol et les poches plastiques augmentent leur sensibilité en créant un microclimat humide. Des dégâts sur plantations sont signalés dans des zones où les parcelles en production ont été peu touchées. Dans de nombreuses situations, les plantations avaient déjà subi des dégâts la semaine passée.

Conduite à tenir ?
  • Protection phytosanitaire
Le risque mildiou et oïdium étant faible, et sachant que les œufs de mildiou sont sensibles au gel, il faut attendre la semaine prochaine et suivre les prochains bulletins de préconisations pour le déclenchement éventuel d’une protection phytosanitaire.
Aucun traitement spécifique
  • Travaux en vert
Un ébourgeonnage peut permettre de sélectionner les rameaux les plus intéressants pour la taille en année N+1 en particulier si la végétation qui repousse est très buissonnante. Cependant cette mesure implique un coût que la sous production ne viendra pas couvrir.
Des essais régionaux (la Couronne) ont montré que cette pratique n’apporte rien en termes de récolte.
Inversement, pour les plantations, l’ébourgeonnage devra être soigné afin d’éviter le développement anarchique des entre-coeurs et de produire des bois utilisables pour la taille suivante.
  • Fertilisation
Aucun apport foliaire n’est à envisager tant que la végétation n’aura pas repris son cours. Les pluies annoncées à partir de dimanche et la remontée des températures devraient être favorables à un pic de minéralisation. Les parcelles pour lesquelles la végétation est totalement détruite, le redémarrage s’effectuera sur les réserves de la plante.
En cas de parcelles qui ont reçu un apport de chélates, aucun apport n’est à prévoir. Avec les pluies de ce week-end, le chélate sera absorbé par la plante, et jouera un rôle de booster dans la reprise de l’activité de la plante.

Rédaction : Chambres d’agriculture des Charentes, Bnic et IFV



L’envoi d’un email invitant les personnes ayant subi des dégâts à nous faire parvenir leurs observations a été réalisé hier. Si vous avez été touché, vous pouvez envoyer vos observations par retour de ce mail.





Contact, renseignements
Joseph STOLL
Station Viticole du BNIC
+33 (0)5 45 35 61 18
jstoll@bnic.fr

Vincent DUMOT
Station Viticole du BNIC
+33 (0)5 45 35 61 21
vdumot@bnic.fr

 

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